• Le crayon à papier : histoire d'une invention

    Le crayon à papier, qui permet d’écrire et de dessiner puis d’effacer avec une gomme, a été inventé au cours du XVIIIe siècle. Ses origines remontent toutefois à la Renaissance. Je  vous propose de découvrir l’histoire de cet objet très courant.

    Origines du crayon à papier

    L'ancêtre du crayon à papier actuel a vu le jour au XVIe siècle, après la découverte en 1564 d’un gisement de graphite extrêmement pur à Borrowdale, en Angleterre. 

    Ce minerai est alors appelée plombagine, un nom signifiant "sorte de plomb". 
    Il est taillé en bâtonnets et enchâssé dans une gaine de bois ou recouvert de cuir pour servir à écrire. 

    A noter : il a fallu attendre la fin du XVIIIe siècle pour que le chimiste suédois Carl Wilhelm Scheele découvre que le graphite ne contient pas de plomb, mais est une forme cristalline particulière du carbone. 
    C'est le géologue allemand Abraham Gottlieb Werner qui lui a donné le nom de "graphite", dérivé du verbe grec graphein qui signifie "écrire".

    L'invention du crayon à papier

    Ce nouvel instrument d’écriture à base de graphite a progressivement remplacé les pointes de métal (plomb et étain) qui étaient utilisées pour écrire depuis l’Antiquité. 

    Les archives de ville de Nuremberg rapportent qu’en 1662, un artisan appelé Friedrich Staedtler fabriquait des crayons. Le graphite pur étant rare et cher, les fabricants de crayons ont cherché des substituts. 

    En 1760, à Stein près de Nuremberg, Kaspar Faber fabrique des crayons en utilisant du graphite en poudre mélangé à des gommes, des résines, de la colle et d’autres substances. Cependant, il n’obtient pas une qualité identique à celle des crayons anglais, à base de graphite pur. 

    Le crayon à papier tel que nous le connaissons aujourd’hui a été inventé indépendamment par l'autrichien Joseph Hardtmuth en 1792 et par le chimiste français Nicolas-Jacques Conté en 1795.

    La mine d’un crayon à papier est un mélange d’argile et de graphite, en proportions variables. On distingue ainsi les mines tendres (qui contiennent plus de graphite) et les mines dures (qui contiennent plus d'argile).  
     
    L'échelle qui sert à classer la dureté des mines a été imaginée par Lothar von Faber vers 1839. Elle va de 9H pour la mine la plus dure à 9B pour la mine la plus tendre. Sur cette échelle, les lettres ont la signification suivante : 
    • H (hard) : pointe dure ou sèche 
    • B (black) : pointe tendre ou grasse 
    • HB (hard black) : pointe moyenne 
    • F (fine point) : pointe fine qui représente le milieu de l'échelle.  

    Le modèle standard, le plus utilisé, est le crayon HB.

    Le saviez-vous ?

    Les crayons de couleurs, dont la mine est un mélange de pigments, de résine et d'argile, sont apparus au début du XXe siècle.


    21 commentaires
  • La Fête des Maries ; a  lieu le 22 Février 

    Le cortège partira du Campo de San Pietro du Castello à 14h00  et arrivera place Saint-Marc vers les 16h00. La cérémonie commence par

    Le Vol de l'Ange

    Une jeune fille ,s'élance du haut du Campanile de San Marco au dessus d'une foule estimée à 105 000 personnes. C'est toujours un grand moment d'émotion sous un soleil magnifique. 


     La Festa delle Marie serait la plus ancienne fête de Venise. 

     La Fête des Maries a en effet été instituée pour rappeler la victoire de Venise, en 943 (ou 944 selon les sources), sur les pirates qui étaient venus la défier en enlevant douze jeunes filles au cours de la traditionnelle Fête des Mariages dans l'église de San Pietro du Castello, et ce en présence du Doge et de leurs futurs époux.  
    Remis de leur mauvaise surprise, les fiancés se lancèrent aussitôt à la poursuite des pirates, Doge en tête, et libérèrent leurs bien-aimées, qui furent ensuite portées en triomphe à travers toute la ville.

    Depuis cet évènement riche en émotions, la fête des mariages ou "Festa dei Matrimoni" devint alors la "Festa delle Marie" (Maria au singulier devient Marie au pluriel en italien), la Fête des Maries, pour honorer la pureté et la beauté des jeunes filles qui se mariaient en ce jour de la purification La fête fut par la suite supprimée en 1380, puis négligée pendant de longs siècles, réduite à une simple commémoration avec la visite annuelle du doge à l'église Santa Maria Formosa, et ce jusqu'à la chute de la République, en 1797

    Fort heureusement, le metteur en scène vénitien Bruno Tosi, et le quotidien régional "Il Gazzettino", ont eu la bonne idée de relancer la Festa delle Marie en 1999, en organisant l'élection de douze Marie(s) et de leurs vingt-quatre demoiselles d'honneur.  
    les candidates sélectionnées par le jury ont affronté le vote populaire sur le site du quotidien Il Gazzettino.

    Le vote pour les Marie

    Les résultats on été annoncés à la Ca’ Vendranim, Casino di Venezia.
    Elles sont sélectionnées parmi les jeunes et belles candidates, qui doivent être âgées de seize à vingt-sept ans. Vêtues et coiffées à la mode du XIVe siècle, les élues participent aujourd'hui également aux cérémonies d'ouverture du Carnaval de Venise.



     
     
     Comme autrefois, le splendide cortège des Maries, portées par de solides jeunes vénitiens, part de l'église de San Pietro di Castello, en passant par la Via Garibaldi et la Riva degli Schiavoni, pour arriver à la place San Marc.  

     

    Une Fête dont les origines seraient aussi orientales La légende dit que des rescapés de la guerre de Troie seraient venus s’installer dans la lagune, du côté de Chioggia, et sur les îles de Torcello et de Burano, sous la conduite d’Antênor, héros troyen comme Enée. 
    La Fête des Maries à Venise
    Le caractère hautement solennel accordé au mariage et le fait de le célébrer avec faste au cours d’une cérémonie collective, confirmerait l’origine orientale de cette cérémonie religieuse qui consacrait l’union des jeunes couples venus de tout le territoire vénitien (de Venise, des îles de la lagune et de la terre ferme) avec leurs familles et tous leurs amis faisant cortège. 


    Pour mieux comprendre l'origine de la Festa delle Marie, il faut donc se reporter à la Fête des Mariages (La Festa dei Matrimoni), qui, aux IXe et Xe siècles, rassemblait tout le peuple vénitien autour du Doge, qui assistait à la cérémonie avec toute sa suite. 

    La Festa dei Matrimoni fut d'abord célébrée le trente et un janvier (jour de la translation du corps de Saint-Marc à Venise), puis le deux février (jour de la purification de la Vierge Marie), en l’église de San Pietro de Castello par l’évêque-patriarche de Venise. 
    ( Des dates qui sont à l'origine de celle de la Festa delle Marie. de la Vierge Marie.

    Résultat d’images pour CERISIERS EN FLEURS  CERET

    LES CERISIERS   EN FLEURS   voila  un   BON SIGNE  

     


    31 commentaires
  • La garçonne des années folles (1920-1929)

    La Première Guerre mondiale vient de s’achever. Les hommes partis au front, les femmes ont goûté à l’émancipation. Désormais, beaucoup d’entre elles travaillent et aspirent à plus de simplicité… et à plus de modernité aussi.

    À Paris, Antoine Cierplikowski, surnommé « Monsieur Antoine », invente une coupe « garçonne », inspirée du roman polémique de Victor Margueritte, « La Garçonne » (1922) narrant les aventures hétéro et bisexuelles d’une femme trompée, Monique. S’il fait scandale, il exacerbe aussi une nouvelle féminité, libérée des codes ultrasexués du début du siècle. La coupe courte pour femmes vient de naître.

    Greta Garbo,

    Greta Garbo à l’affiche de « The Temptress » en 1926

    Les femmes d’avant-garde se l’approprient aussitôt ; artistes, aristocrates, elles fument, dansent, jouissent de la vie, ces  originales branchées qui s’attirent les foudres des « dames » et de l’église. Mais les hommes n’y sont pas insensibles, tel Blaise Cendrars qui consacrera, en 1925, les nuques rasées des femmes « huitième merveille du monde ».

    À ses débuts, la coupe garçonne se porte très court sur la nuque, qui est souvent coupée à la tondeuse et plus longue sur la tête. La raie est largement décentrée et une grande mèche, qui cache le front, est vaguée aux fers Marcel. Pour la tenue et la brillance, on applique de la brillantine ou un enduit de Bandoline.

    Les accessoires pour cheveux sont très populaires. Ils ornent les chevelures à la nuit tombée pour une allure plus sophistiquée ; peigne, aigrette, barrette, bandeaux ou diadèmes s’accrochent à toutes les longueurs tandis que le tendance du chapeau s’essouffle progressivement (on sort alors « en cheveux »).

    La garçonne ne se contente pas de sa coupe masculine. Elle emprunte volontiers ses tenues au vestiaire des hommes, comme le chante Georgel en 1923 (La Garçonne) :

    Les cheveux bien coupés au rasoir,
    Une gorge plate ;
    Comme corsage elle porte un veston,
    Un chapeau feutre en forme de pomme,
    La jupe colle comme un pantalon,
    Elle a tout de l’homme.

    En 1924, Dréan chante « Elle s’était fait couper les cheveux » et Abel Hermant écrit, en 1927, « Camille aux cheveux courts ». La révolution culturelle de la garçonne est en marche, et une femme va définitivement l’ancrer dans la société.

    1928, Coco Chanel

    1928, Gabrielle Chanel en marinière et coupe garçonne

    Si la garçonne reste l’apanage des filles audacieuses, tout va changer avec l’ascension de Chanel. Née en 1883, elle crée sa marque en 1913 et devient la plus douée modiste de sa génération. Son style ? Le masculin-féminin, notamment initié par la marinière autour de 1916, interprétation du vêtement des marins, qui se poursuit avec sa célébrissime veste en tweed, elle aussi influencée par les tenues masculines, celles du duc de Westminster, son amant, dit-on.

    Toutes les Parisiennes rêvent de ressembler à Coco, sa silhouette filiforme, ses tenues masculine coiffées d’une coupe courte, en rupture avec la féminité de l’époque. Le couturier Paul Poiret l’accusera même de transformer les femmes en « petites télégraphistes sous-alimentées ». En 1925, on estime qu’une femme sur trois porte alors les cheveux courts !

    Mais pas question de ressembler à un homme. C’est à cette époque que l’industrie cosmétique connaît un essor formidable, avec la production du tube de rouge à lèvres en 1927. Les cheveux sont courts mais les rouges écarlates et les yeux fardés d’un halo de khôl profond.

    La garçonne des années 1920

    Années 1920, la garçonne et sa féminité assumée, alors que les corps se dévoilent.

    Le krach boursier de 1929 marque la fin des Années Folles et les cheveux gagnent en longueur. Le carré devient alors la coiffure que les filles s’arrachent. Mais la garçonne n’a pas encore dit son dernier mot. La fabuleuse décennie des sixties et ses expérimentations audacieuses voient renaître la mode de la coupe garçonne, qu’on appelle désormais « pixie ».

    La coupe courte aujourd’hui

    On l’accuse d’être un « repoussoir à mecs » mais rien n’insuffle plus de style et de personnalité qu’une coupe courte aux femmes d’aujourd’hui. Émancipées d’une ultra-féminité capillaire, elles autorisent des tenues plus audacieuses. Bonus : la coupe courte reste le meilleur atout des femmes matures et des filles aux cheveux plats et fins.

    La « garçonne » d’aujourd’hui puise ses inspirations dans toutes les décennies, et autorise une réinvention de son look à l’infini ; un jour rock, le lendemain année folles, le suivant pixie. Un peu de gel et le tour est joué.

    Longs ou courts ? Ces stars ont tranché et on comprend pourquoi. Quel charisme !

    Halle Berry, cheveux longs

    AVANT : Halle Berry discrète derrière ses longues ondulations en 2004. Photo : Alexander Horn (CC 2.5)

     

    Halle Berry, cheveux courts

    APRÈS : inspiration eighties-sage pour la superstar Halle Berry, ici en 2013. Photo : Gage 

    ET VOUS  COURTS  OU LONGS ????


    30 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique