Le four à micro-ondes est devenu une nécessité dans notre vie quotidienne, mais la plupart d’entre vous ne savent pas que le fonctionnement de cet appareil astucieux a été découvert par pur hasard.
Au cours de la seconde guerre mondiale, les britanniques ont inventé le magnétron, un dispositif qui permet la transformation de l’énergie cinétique en énergie électromagnétique sous forme de micro-ondes. Cette nouvelle technologie a fourni un signal plus fort que celui de la radio d’où l’amélioration de la capacité des radars à détecter les avions ennemis.
Les États-Unis ont voulu s’approprier cette technologie afin de la produire et de la perfectionner dans le but de l’exploiter. Et c’est l’entreprise Raytheon qui a eu le privilège d’étudier et de construire ce dispositif.
En 1945, au cours des recherches sur le magnétron, un des ingénieurs de Raytheon du nom de Percy Spencer a été surpris par la fonte d’une barre de chocolat qui se trouve dans la poche de sa blouse alors qu’il était en train de travailler sur un magnétron en activité. Il s’est donc aperçu du potentiel des micro-ondes pour la préparation de la nourriture.
Après plusieurs expériences et après avoir breveter cette méthode de cuisson, Raytheon a commercialisé le premier four à micro-ondes en 1953 mesurant 1m80 et pesant 340 kg pour un prix de 3500 dollars.
Qui ne connait pas le croque-monsieur ?
Ce délicieux sandwich avec du bon pain de mie, au jambon et à l’emmental, le tout grillé pour donner un goût savoureux et unique en son genre. Mais d’où vient le mot « croque-monsieur » ?
Ce mot serait apparu pour la première fois dans un café parisien « le bel âge » au boulevard des Capucines en 1901. René Girard, historien des mots, raconte très bien l’histoire dans son ouvrage
« Histoire des mots de la cuisine française » publié en 1947 : Le bistrotier, Michel Lunarca, traînait derrière lui une réputation de cannibale probablement propagée par ses concurrents du IIème arrondissement qui ne voyaient pas d’un bon œil l’arrivée de ce nouveau café en vogue auprès de la haute société. Un jour, manquant de pain-baguette, il confectionna un sandwich au pain de mie, qu’il proposa à ses clients. L’un d’eux s’écria « Michel, quelle viande y a-t-il dedans ». Le bistrotier répondit par une boutade : « de la viande de monsieur, évidemment », ce qui fit s’esclaffer l’assemblée, tant et si bien que tout le monde s’empressa de commander le sandwich au monsieur. Le lendemain, sur l’ardoise, le bistrotier mettait à la carte le « croque monsieur ».