• Pour répondre à des questions

    L’élément le plus remarquable du Chêne-liège est sans nul doute son écorce liégeuse. Cette écorce, outre ses propriétés physiques et chimiques, a la particularité de se reconstituer après avoir été retirée.

    Irrégulière et crevassée, la première écorce se formant naturellement sur l’arbre dès ses premières années est appelée liège mâle.

    Ce liège est récolté durant l’opération nommée démasclage, qui intervient lorsque la circonférence de l’arbre atteint 70 cm, vers l’âge de 30 à 40 ans.

    10 à 15 années sont ensuite nécessaires à la formation d’un liège dit femelle ou de reproduction de 3,5 cm environ qui pourra alors être récolté à son tour, durant l’opération nommée levée dont je vous ai parlé dans le billet précédent

    La fabrication du bouchon,

    Le séchage :

     les planches de liège femelle sont tout d'abord stockées en pile à l'air libre afin de sécher pendant une durée pouvant aller jusqu'à 1 an. Le liège peut ainsi se débarrasser des insectes, tannins et autres impuretés grâce à la pluie et au vent

    Le bouillage :

    après ce séchage, le liège est bouillis dans de grandes cuves remplies d'eau, pendant environ 1 heure. Cela permet entre autre de désinfecter les planches et d'augmenter légèrement leur épaisseur

    Le repos

    les planches ainsi traités vont ensuite être laissées en cave pendant une durée plus ou moins longue (de quelques jours à plusieurs semaines, selon la chaleur et l'humidité). Ce repos rend le liège plus souple et plus facile à travailler.

    Le tirage des bandes

    Les planches sont découpées transversalement en bandes dont la largeur sera égale à la longueur des bouchons à fabriquer 

    Le tubage :

     

    les bandes de liège passent ensuite dans une tubeuse (sorte d'emporte-pièce) qui usine le bouchon dans l'épaisseur, au plus près du ventre, là où le grain du liège est le plus fin. Les lenticelles se trouvent ainsi dans le sens transversal et ne peuvent donc pas nuire à l'étanchéité des bouchons.

    Le rognage:

    Cette opération permet d'égaliser la longueur des bouchons et de parfaire la superficie cylindrique grâce à des bandes de polissage abrasives .La poussière ainsi produite est réutilisée pour le colmatage des bouchons présentant des défauts de surface.

    Le lavage

      

      

      

    les bouchons sont lavés pour désinfecter à nouveau le liège et uniformiser leur couleur

    Le marquage :

      

      

    le bouchon est ensuite marqué au feu (par une plaque de fer chauffée) ou à l'encre au nom du domaine viticole. Le millésime est parfois marqué sur les extrémités.


    Parafinnage , siliconage :

     la paraffine a pour rôle d'améliorer l'étanchéité, et le silicone rend le bouchon plus facile à introduire et extraire du goulot de la bouteille.


    Le bouchon est maintenant près à être emballé et expédié à l'utilisateur. Aujourd'hui, pour des raisons de coût de main d'œuvre et de stockage, les étapes de fabrication (1 à 5) sont effectuées à l'étranger (Espagne et Portugal principalement). Seule la finition (6 à 9) est réalisée en France.

      

    SI VOUS VENEZ SUR  CERET  ,Visitez l'usine de bouchon 

    Trescases, une grande maison

    L’histoire depuis 1876

    Trois siècles et cinq générations

    Depuis Joseph Trescases, fondateur en 1876, la famille n'a jamais quitté le métier ni les commandes de l'activité née à Céret, dans les Pyrénées orientales.

     Aujourd'hui, nous perpétuons l'art des bouchonniers-liégeurs dans nos unités de production du Boulou (France), de Sardaigne et du Portugal, où les plus récentes technologies et des innovations brevetées rencontrent l'âme d'une passion familiale.
    l'usine de bouchons, carrer dels gitanos et les pièces d'activités qui deviendront salles d'exposition.François en salopette au premier plan et son père Jean Pous à gauche
    (Mr Pous en salopette Cérétant )

    Bon weekend à tous et toutes  bises   

     


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  • Dans ma région va commencer : La levée du liège

    Il s'agit d'une opération cruciale puisque c'est elle qui permet de récolter le liège : la levée est un peu au chêne-liège ce que l'abattage est aux autres essences forestières. Avec une nuance, c'est que la levée du liège n'entraîne pas la mort de l'arbre, du moins si celle-ci est effectuée selon les règles de l'art. On distingue :

    LE DEMASCLAGE 
    : il s'agit de la récolte du liège mâle. On dit alors que l'arbre est mis en production, puisque le liège mâle, sans valeur, est retiré afin que se développe du liège femelle économiquement intéressant car bouchonnable.

    LA LEVEE 

    Déroulement des opérations

    on parle de levée pour la récolte du liège femelle uniquement.
    Pour simplifier, il est possible d'employer le terme générique d'écorçage, sans distinction entre liège mâle et femelle, puisque les deux opérations sont en général simultanées sur une même parcelle (les jeunes chênes lièges sont démasclés en même temps que l'on lève ceux déjà mis en production auparavant).

     

     

    Les outils :

     

     

    L'écorçage reste une opération manuelle qui ne doit être exécutée que par des mains expertes. Le leveur a pour cela un hache spéciale, au tranchant très fin et au manche biseauté.
    On distingue :


    - la hache catalane au tranchant droit, utilisée en France, en Espagne et en Italie.


    - la hache Portugaise au tranchant arrondi, utilisée au Portugal.


    - la hache Extremeña en demi lune, utilisée en Espagne.   

                                    1 - Premièrement, le leveur fait le tour de l'arbre afin de juger si celui-ci est exploitable ou non. En effet, si l'état phytosanitaire du chêne-liège est mauvais (défoliation, blessures, attaque parasitaire…), la circulation de sève sera ralentie et le liège ne se décollera pas du tronc.
    couronne


    2 - Si l'arbre est visuellement jugé apte à être écorcé, le leveur essaye de décoller le liège à divers endroits du tronc, au niveau des fentes naturelles du liège, pour voir si celui-ci se décolle effectivement (on dit qu'il teste l'arbre). Si le décollement ne pose pas de problème, le leveur peut alors préparer l'écorçage proprement dit en nettoyant au préalable rapidement autour du pied de l'arbre afin de faciliter la séparation du talon (partie de la planche de liège la plus proche du sol). L'opération commence alors.


    La récolte du liège a toujours cours de nos jours                   
    3 - Le leveur réalise en premier lieu la couronne. Il fait une découpe circulaire à la hauteur souhaitée : une hausse est en général effectuée afin d'augmenter la production future de liège femelle.
    Il existe là aussi deux façons de réaliser la couronne : en biseau (Catalogne, France), ou droite (Portugal, sud de l'Espagne).



    4 - Le tronc est cylindrique et il faut donc découper le liège en planches (2, 3, voire plus pour les chênes-lièges les plus gros) afin de faciliter à la fois le transport et la transformation. Le leveur essaie d'utiliser les fentes naturelles du liège pour réaliser ces coupes verticales, en faisant tourner la hache pour décoller le liège. De l'habilité de l'écorceur à effectuer des fentes appropriées dépendra en grande partie la rapidité du décollement et l'obtention de planches aux dimensions optimales, sans cassures.

     

    francebourse.com                 

    5 - Vient alors le décollement proprement dit : le leveur utilise pour cela le manche biseauté de sa hache qu'il introduit dans les fentes préétablies, entre le liège et la mère, pour effectuer un mouvement de levier et séparer la planche du tronc, en commençant par le haut afin de la décoller sur toute sa longueur jusqu'au pied, sans la casser.



                                      C'est l'opération la plus délicate, car si lors des découpes précédentes un coup de hache dans la mère est toujours possible, il ne s'agira somme toute que d'une blessure superficielle et cicatrisable, alors qu'un décollement mal effectué peut quant à lui causer des arrachages de la mère sur des parties parfois importantes du tronc, autrement plus dramatiques pour la production future de liège et pour la survie de l'arbre en général.

    C'est l'heure ! 


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  • Le Perthus , oui mais pas que

    Selon l'historien et géographe grec Strabon (63 av JC-19 ap JC) le temple d'Aphrodite (Vénus) et le Trophée de Pompée marquaient la frontière entre Ibérie et Celtique. Si l'énigme demeure entière pour le temple de Vénus, elle est aujourd'hui résolue pour le Trophée de Pompée.. Neuf années de fouilles archéologiques menées par Georges Castellvi pour la France et JM Nolla et I Roda pour l'Espagne, ont confirmé que les fondations dégagées au col de Panissars sur le site du prieuré médiéval, correspondent au monument érigé en 71 av JC par le général romain Pompée au retour de ses campagnes victorieuses en Hispanie. Il était formé de bloc de grés en grands appareils ajustés entre eux par tenons logés dans des queues d'aronde.

         

    Quelques uns d'entre eux sauvés du pillage et de la réutilisation, donnent une idée de la démesure du monument. Taillée dans la roche, une première tranchée de fondation dessine deux rectangles symétriques de 15,80 m X 30,80 m disposés de part et d'autres de la Voie Domitia d'une largeur de 5 m à cet endroit . A l'intérieur de chaque quadrilatère une seconde tranchée en forme de U servait de base à une élévation supérieure.

          

    Il ne reste rien des pierres gravées portant le nom des 876 villes conquises, pas plus que la moindre élévation du bâtiment. Le trophée avait fait l'objet de bien des hypothèses. Il formait vraisemblablement un monument turriforme d'une quarantaine de mètres de hauteur traversé par la voie à la manière d'un tunnel. Selon Pline l'ancien (23-79 de notre ère ) la statue de Pompée aurait couronné

     

    Site de Panissars

     

    Via Domitia et Augusta

     

    Vues du site


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  • Hier soir encore une bonne soirée a écouter des chants de marins

    A 21 heures, Les Mariners del Canigó nous ont présenté leur tour de chant, reflet de la culture catalane.

      

     

    Chanteurs et musiciens nous ont fait  voyager à bord de leur navire virtuel. Depuis Cuba, berceau de  l’habanera ,     nous avons  navigué le long des criques, plages et ports de notre Méditerranée pour finir dans le Vallespir et le Conflent au pied du Canigó. Habaneras, valses marines et sardanes ont animés  cette fête.

    Prats de Mollo

      

     

      comme le temps n'était pas top le 12août il fallait occuper les filles donc visite du fort , je vais finir par le connaître par cœur, mais cela me fait de l'exercice !! les marches , les souterrains 

           

    Puis repos à la Portella

      voici un exemple d'une entrée 

       

    repas je sais que je ne décevrai pas , c'est avec une copinaute que j'ai découvert ce resto , depuis j'ai adopté !!!!

    Nous sommes repartis en visite , la chapelle en face du restaurant

     jouer comme les enfants

        

    j'ai découvert un nouveau "village" pourtant j'y vais souvent et j'étais passé à coté ;il faut dire que j'y vais rarement avec des enfants ( Marie tee-shirt vert 14ans ,Alexia  sweet gris  13ans)

    Ressourcez-vous en couple en famille entre amis dans ces cabanes perchées tout confort, qui accueille jusqu'à six personnes (4 adultes maximum) pour un moment très nature. Au réveil un petit déjeuner vous sera servi sur la terrasse de la cabane 

     l’évasion, accessible aux personnes à mobilité réduite pour observer, écouter, rêver ...

    S5001759

    Le village des Carbet pour le goût de l'insolite, une nuit au contact de la nature ...le plaisir d'une communion avec la nature au cœur de la forêt !

    Ponts de singe, échelles de cordes, tyroliennes, via ferrata

     

    Nous avons passés une bonne journée , je pense à eux sur la route pour retrouver l'Oise et la pluie

    12 h  coup de fil, nous sommes chez nous ,

    ouf  je suis rassurée !

     

     


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